300 000 litres de lait de chèvre produits chaque année
La Chevrière de Monnoir est une entreprise en plein essor. En neuf ans, cette entreprise de Marieville est passée de ferme laitière traditionnelle à un établissement incontournable en ce qui concerne l'agriculture durable. Aujourd'hui, La Chevrière de Monnoir produit 300 000 litres de lait chaque année.
Arrivé au Québec il y a une trentaine d'années en provenance de la Wallonie, en Belgique, Michel Marchand est le propriétaire de La Chevrière de Monnoir et le président du conseil d'administration du convivium Slow food Les Montérégiennes. Il est aussi une figure bien connue dans la région, ayant brigué deux mandats à la mairie de Marieville. Les origines du projet de chevrière remontent aux alentours de 2002, alors que M. Marchand a constaté l'intérêt des clients à visiter sa ferme et à y voir les animaux.
La Chevrière de Monnoir compte désormais trois employés à temps partiel: Chrystelle, Marie-France ainsi que Marc-André Marchand, étudiant en transformation alimentaire. La Chevrière vend aussi ses fromages fins de chèvre, produits en collaboration avec la fromagerie Chaput de Châteauguay. Sa boutique compte une vingtaine de variétés différentes de fromages de chèvre. Mais, La Chevrière ce n'est pas qu'une affaire de fromage. On y retrouve aussi des charcuteries, des viandes et des saucissons de chèvre.
Pour M. Marchand, cette diversité s'explique tout simplement par l'évolution de la clientèle. « Ça fait cinq ans qu'on est dans le commerce de détail et on observe que les goûts des consommateurs ont changé. Ils cherchent désormais un fromage plus goûteux, des fromages de spécialité», explique-t-il. Comment donner une saveur particulière au fromage de chèvre? Pour Michel Marchand, tout réside dans le choix des aliments pour ses bêtes. « On travaille avec des aliments non fermentés et secs qui donnent meilleur goût au fromage », explique-t-il.
Le slow-food
L'agriculture durable et écologique est ce qui distingue La Chevrière de Monnoir des autres producteurs, selon M. Marchand. On est à l'écoute de l'animal; s'il n'est pas bien il va te le montrer, assure-t-il. Membre du convivium Slow-food, La Chevrière respecte le mot d'ordre du mouvement « bon, propre et juste ». Le slow-food s'inscrit en réaction aux géants de la restauration rapide de ce monde pour faire la promotion des produits du terroir et d'une alimentation plus saine.
« C'est un peu comme les irréductibles Gaulois. On résiste à la mondialisation », explique Michel Marchand. Pour lui, le slow-food ce n'est pas juste de la nourriture c'est aussi un mode de vie. « On préconise l'entreprise familiale, la diversité, bien manger, bien vivre », explique-t-il.
Une visite s'impose
Pour apprécier les produits de La Chevrière et avoir un aperçu du phénomène slow-food, une visite s'impose. La Chevrière offre au grand public la possibilité de visiter ses installations et de découvrir ses chèvres et ses produits. Pour plus de renseignements, consultez le site lachevrieredemonnoir.com.
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