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De plus en plus de demandes

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12 décembre 2011
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Deux mois avant la guignolée, la banque alimentaire de Marieville criait famine. Pour la première fois depuis sa création, l'organisme n'a pas pu répondre à toutes les demandes d'aide, qui augmentent chaque année.

« En 2011, on a eu plus de demandes de nouveaux clients. Le chèque des familles bénéficiaires de l'aide sociale n'augmente pas tandis que le prix des aliments, oui », note la directrice générale du centre d'action bénévole la Seigneurie de Monnoir, Annick Jacques, en chiffrant l'augmentation à au moins 20 %.

La responsable est aussi surprise de constater que des personnes âgées font maintenant partie de la clientèle. « Avant, on ne voyait pas ça! », assure-t-elle.

En plus des demandes en surplus, le centre reçoit moins de denrées de Moisson Rive-Sud, qui, à son tour, a connu une baisse de rendement.

Loyer et compagnie

Pour la directrice de la corporation de développement communautaire Haut-Richelieu-Rouville, Nathalie Grenier, les demandes d'aide sont en constante évolution en raison de plusieurs facteurs, notamment le coût du loyer.

« Les gens consacrent un plus gros pourcentage de leur revenu au loyer et en ont moins pour le reste. Les paiements, il faut les faire sinon on a des problèmes. C'est beaucoup plus facile d'enlever des produits une fois à la caisse à l'épicerie », explique-t-elle en ajoutant que la séparation, la perte d'emploi, la maladie et les accidents influent aussi.

Des solutions?

La première étape pour s'en sortir est de demander de l'aide, ce qui n'est pas toujours facile, selon Mme Grenier. « Il peut être très difficile pour les gens dans le besoin d'aller frapper à la porte d'un organisme », confie-t-elle.

Afin de mieux répondre à la population, les organismes tentent présentement de travailler en plus grande concertation. De cette manière, une personne référée à une autre entité ne sera pas délaissée par la première tant que la deuxième n'aura pas pris le relais. « Quand quelqu'un ne se sent plus appuyé, c'est là qu'on le perd », ajoute la spécialiste en ajoutant que le tout reste confidentiel.

Les intervenants de différents milieux penchent aussi sur l'idée d'un guichet unique où les gens téléphoneraient à un numéro spécifique et seraient ensuite redirigés vers la ressource appropriée, un peu à la manière du 9-1-1 ou du 8-1-1.

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