La stimulation : un vrai jeu d'enfant !
De nos jours, on entend beaucoup parler de la stimulation des enfants. Les parents et ce, dès la grossesse entendent parler de l'importance d'entrer en contact avec l'enfant à naître. Lui parler, toucher le ventre de la future maman, chanter des berceuses, etc. Tout cela a pour but, bien sûr, de créer l'attachement.
Et si je vous disais que stimuler un enfant favorise grandement le développement du lien avec ses parents. En effet, il ne s'agit pas de mettre les enfants dans un coin de la maison en les entourant de « bébelles » bruyantes, en les laissant seuls devant la télévision, l'ordinateur ou les jeux électroniques. Les parents peuvent avoir l'impression qu'avec des jouets sophistiqués, les enfants sont amplement stimulés.
Sans devenir des intervenants auprès de leurs propres enfants, ce qui ne serait pas réaliste, il s'agit plutôt de revenir à la stimulation qui redonne l'équilibre dans la vie de l'enfant, celle qui demande de l‘implication de la part des parents.
LA STIMULATION : CONCRET ET POSITIF
D'entrée de jeu, il faut souligner que la stimulation est profitable, peu importe le type d'enfant que l'on a (agité, ayant des retards de développement ou non, etc)et agit à titre préventif ou pour aider l'enfant à surmonter des difficultés déjà en place. Bien sûr, le parent devient un participant actif dans cette entreprise.
La stimulation peut aider l'enfant à développer son langage, sa motricité fine et globale, sa compréhension de ce qui l'entoure (aspect cognitif), sa créativité, son autonomie, sa confiance et son estime de soi ainsi que ses relations affectives. Stimuler son enfant doit être fait dans le plaisir sinon l'enfant le sent et n'embarque pas dans les activités. Il faut donc choisir des activités que les deux parties aiment et les faire dans le respect du rythme de l'enfant.
C'est donc une occasion pour bien comprendre les phases de développement de l'enfant et ses capacités. L'importance doit être mise sur la qualité des échanges et non sur la quantité. Un parent ne peut se demander de stimuler son enfant à travers des activités structurées tels le bricolage, les chansons, les jeux de tout genre, toute la journée, sans interruption !
En effet, la stimulation se fait également à travers les activités quotidiennes où l'enfant apprend par imitation. Par exemple, il aide à plier du linge, à faire la vaisselle, à ramasser les feuilles mortes, etc. Dès la grossesse, les parents peuvent prendre l'habitude de parler à l'enfant, par exemple, quand ils décrivent ce qu'ils font, et ce, jusqu'à ce que l'enfant puisse s'impliquer dans les tâches. Bien entendu, il faut savoir doser et ne pas partir avec l'idée qu'il faut parler à son enfant de façon constante.
Rassurez-vous, il est également souhaitable de laisser, à l'occasion, son enfant jouer seul et de lui laisser vivre des moments de silence où il apprend à développer son sens de l'initiative. Il comprend ainsi qu'il n'est pas obligé d'attendre toujours après quelqu'un pour faire quelque chose. Les périodes où le parent stimule son enfant de façon plus formelle permettent de pratiquer le renforcement positif. Ce sont des moments où le parent félicite son enfant, souligne ses habiletés, reconnaît ses efforts, l'encourage à poursuivre, etc.
BESOIN DE BOUGER?
En plus de favoriser l'attachement soit le lien parent-enfant, stimuler son enfant par des activités structurées ou à travers le quotidien permet de l'aider à se développer à tous les niveaux. Il n'y a qu'à penser à l'estime de soi que l'enfant développe et qui est grandement nourri par ce genre d'interactions. Les CLSC et maison de la famille offrent aux parents de la stimulation pour les enfants soit par l'intermédiaire de psychoéducateurs-trices qui vont à domicile pour aider le parent à intégrer la stimulation dans son quotidien.
L'intervenant-e peut ainsi observer et constater où en est l'enfant dans son développement de manière à aider le parent à instaurer une routine adaptée. À l'aide de jeux et d'exercices éducatifs qu'il peut faire avec l'enfant et en se basant sur les forces et les « bons coups » des parents, l'intervenant-e alimente ceux-ci pour qu'ils vivent des moments privilégiés avec les tout-petits.
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