La prévention a bien meilleur goût !
Le décrochage scolaire, la démotivation, l’apathie, l’individualisme à l’extrême, le repli sur les vidéos, télévision, internet, etc.,..... l’indifférence, ça vous dit quelque chose ? Le décrochage, ça commence jeune... Pour l'éviter, essayez donc de vous intéresser réellement (laissez-vous toucher!) par ce que disent et font vos enfants.
-Émerveillez-vous avec eux devant les choses les plus simples de la vie
-Montrez-leur vos émotions/sentiments... Un parent peut pleurer devant son enfant ou être en colère. L’important, c’est de ne pas demander à notre enfant de porter ces émotions mais d’en profiter pour lui nommer ce que l’on vit. Lui monter qu’il y a des moyens de gérer ces mêmes émotions de façon constructive. Aidez-les à rester connectés sur leur côté humain, à développer l’empathie.
-Apprenez-leur à vivre en société -ce qu’on appelle le « civisme »- Apprenez-leur par exemple à ne pas courir dans les restaurants entre les tables pendant que les serveurs/euses s’affairent ! C’est « niaiseux » vous pensez? Et pourtant, le civisme est rempli de petites choses comme ça ! Mettez-les ensemble et ça fait des enfants capables de s’intégrer dans la société, capables de penser à autrui, etc. Si on les aide à ses « dénombrilliser » (J’invente un mot là !), ils vont être les premiers à en bénéficier. S’ils apprennent à rester en lien avec les autres, ils risquent moins de « décrocher ».
-développer l’accueil avec vos enfants. être chaleureux, ouvert, à l’écoute, non jugeant (75 % du temps, l’autre 25 %, vous avez le droit de ne pas vous sentir bien !), c’est comme mettre de l’argent en banque pour des temps difficiles. C’est payant !
-Faites-leur sentir votre présence, votre amour inconditionnel pour qu’ils sentent une sécurité. Faites la différence entre eux comme personne et leurs actes dont certains vous déplaisent.
-Prévenir, c’est aussi récupérer après avoir dit ou fait des choses moins adaptées ou constructives auprès de vos enfants. Exemple: J’ai crié trop fort ou j’ai tapé, ou j’ai dramatisé une action de l’enfant.... Je peux récupérer, aider l’enfant à voir que mon action n’était pas la bonne mais je n’aime pas telle ou telle chose qu’il fait ou qu’il dit. Prévoyez avec lui ce que vous ferez la prochaine fois.
-Évitez de laisser les jeunes enfants devant la télévision pendant des heures ou même devant l’ordinateur. Restez interactif et encadrez ces activités.
Bref, prévenir le décrochage de nos enfants, c’est éviter de décrocher nous-mêmes, de dire « Je m’en fous! », « Ça change quoi? », « Si t’u n'es pas le meilleur, ça ne vaut pas la peine ! », « Le système est pourri, l’école est pourrie ! », etc. Les messages qu’on envoie sont importants.
Ah oui! Prévenir le décrochage futur de nos enfants, c’est souligner les efforts de ceux-ci et non tout miser sur les résultats. Rappelez-vous que souvent, c’est de se rendre au but qui est motivant car une fois atteint, il faut s’en trouver un autre.
Comme parent, on doit servir d’exemple pour aider nos enfants à se motiver, à avoir des objectifs, des intérêts, des plans de matchs stimulants pour eux. On a du pain sur la planche mais ça vaut le coup !
Je n’oublierai jamais mon professeur de première année, en 1968, Rose Ducharme, une femme attachante qui nous a accueilli à travers ses façons d’être et de faire. Elle se montrait bienveillante et intéressée à nos apprentissages. Elle savait souligner nos forces et nous aider à trouver des solutions pour ce qui était plus difficile pour chacun-e d’entre nous. Elle m’a fait aimer l’école et m’y sentir bien. Elle m’a montré que les adultes ne s’en foutaient pas !
Il existe des endroits pour les jeunes qui décrochent de l’école où on les aide à se « remotiver », à trouver un objectif dans leur vie et à passer à l’action. Vous savez pourquoi ça marche ? Parce qu’ils y sont accueillis chaleureusement, des adultes s’intéressent à eux, « focussent » sur leurs forces et leur intérêt plutôt que sur la performance à tout prix. Ils ne sont pas un « numéro » dans la foule.
-Je pourrais vous parler d’une quinzaine de professeurs qui ont été des repères pour moi dans ma vie. Je pourrais aussi vous parler d’adultes dans ma famille ou d’amis qui l’ont été. Comme adultes/parents, donnez-vous la chance, l’opportunité d’être des points de repère pour les enfants, des lumières, des havres sécurisants..... Aidons-les à mettre en action ce qu’ils ont de meilleur en eux ! C’est réaliste et ça demande de l’engagement ! Et si on se soutenait entre adultes pour y arriver ! Si on se parlait de projets qui fonctionnent afin d’en développer encore et encore pour motiver les enfants. Accrochez-vous, c’est parti.
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