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Le sommeil des tout-petits

Le jour où on devient parent, on comprend toute l’importance du sommeil ! Surtout à force d’en manquer ! Les premiers mois passés avec un nouveau-né seront une épreuve d’endurance physique et émotionnelle. 

En effet, le nourrisson peut s’éveiller trois fois par nuit pour boire quand ce n’est pas plus, s’il a un problème physique. Les parents sont fatigués mais s’attendent à vivre cela. Mais qu’arrive-t-il quand les nuits ne s’améliorent pas ou très peu alors que l’enfant est rendu à deux ans ? Chose certaine le ou les parents sont en survie et à bout de nerfs !

Les étapes normales

Vers 3 mois, le bébé dort des nuits de 5-6 heures consécutives dans 70% des cas. À 6 mois, il peut dormir de 7 à 8 heures sans interruption et cela représente 80% des nourrissons. À cet âge, ils ont la capacité au niveau neurologique d’embarquer dans un cycle de sommeil régulier. Ils reçoivent assez d’apport calorique dans la journée pour dormir de bonnes nuits et faire deux siestes le jour.

C’est le bon moment pour diminuer graduellement les quantités de lait ingurgitées la nuit. Si le bébé réclame un biberon de 5 onces vers 3 heures du matin, les parents peuvent lui donner 4,75 onces et tous les 2 ou 3 jours diminuer la quantité de lait. Si la mère allaite le nourrisson, elle peut diminuer petit à petit la durée de la tétée. Il est évident que le bébé aime bien se coller contre sa mère et il n’a pas intérêt à diminuer les boires. De plus, le lait maternel se digère plus vite que le lait maternisé ce qui fait que le bébé a faim plus vite. En y allant progressivement, le nourrisson s’adapte et dort de plus longues heures.

Pensez routine !

Le bébé a besoin d’une routine. On ne le dira jamais assez, c’est ce qui le sécurise au niveau affectif et il sait qu’il peut faire confiance en son environnement. Il a des points de repère rassurant. La qualité de son sommeil en sera meilleure.

La routine avant de se coucher, le bain, l’histoire, se faire bercer un moment, se faire chanter des berceuses, l’échange de tendresse bref autant de moyens pour endormir le bébé et l’enfant qui se développe constamment. Et il faut se rappeler que la routine, c’est le parent qui la contrôle et non pas l’enfant.

Les parents qui suivent le bébé et plus tard l’enfant sont pour la plupart épuisés, en perte de contrôle sur leur vie et aux prises avec un enfant qui veut de moins en moins écouter ses parents. Tout en respectant les étapes de développement de l’enfant, le parent orchestre la routine et s’assure ainsi des moments de repos bien mérités en plus de rendre service à son enfant.

Des pièges à éviter.

Tout en se fiant à ses idées, intuitions et à son « gros bon sens », le parent peut éviter de tomber dans certains pièges qui peuvent être lourds de conséquences. Prendre des raccourcis pour régler des situations plus difficiles peut donner l’impression que tout est réglé mais les impacts risquent de faire mal !

Par exemple, le parent qui met l’enfant dans son lit pour se réconforter ou éviter que l’enfant ne se réveille risque de lui envoyer le message que le sentiment de sécurité ne peut se trouver qu’en sa présence et dans le lit du parent. Il est préférable de rassurer et de consoler l’enfant dans son lit, dans sa chambre.

Bien sûr, une fois n’est pas coutume! Mais le parent qui se retrouve à recevoir la visite de son enfant toutes les nuits alors qu’il est rendu à 4 ans par exemple, voit les changements à entreprendre avec découragement. Plus on attend longtemps et plus les habitudes sont difficiles à changer! Les bébés vivent des étapes plus difficiles comme entre 8 et 10 mois où ils ressentent une anxiété face à la séparation.

Il serait tentant pour un parent de vouloir le faire dormir avec lui ou elle. Même l’enfant adopté qui réagit aux premières nuits passées dans son nouvel environnement, doit être sécurisé dans sa nouvelle chambre. À la limite, un des parents peut se coucher avec lui dans la chambre de l’enfant.

Mettre des limites claires

L’enfant qui se prépare au sommeil va sans doute tenter de tester son parent pour voir s’il peut rester plus longtemps avec lui et vouloir se relever souvent. C’est au parent de clarifier les limites claires à l’enfant. Par exemple, qu’une fois la routine terminée, il n’est pas question de se relever et que quoi qu’il fasse, vous ne changerez pas d’idée.

Le bébé quant à lui, qui pleure la nuit peut être rassuré fermement avec tendresse « Maman ou papa est là. je t’aime. Dodo. » Bien sûr, le parent s’assure que son enfant n’a pas un problème particulier mais seule la décision du parent pourra influencer l’enfant. Quand le parent se sent coupable de laisser son enfant pleurer ce dernier sent qu’il finira par gagner !  

Les enfants perçoivent très bien ce que ressentent leurs parents! Ce n’est pas toujours facile de gérer les nuits des tout-petits, c’est pourquoi il est utile de consulter un-e intervenant-e ou des livres: « Fais dodo mon trésor- Comment favoriser le sommeil de votre enfant » de Sylvie Galarneau, aux Éditions MNH,1999 et des histoires pour enfants; « Bonne nuit! Caillou » de la collection du cerf-volant.

De bonnes nuits à vous et à vos enfants! 

 

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