Herbe à poux : c'est le temps de l'arracher !
Les citoyens peuvent dès aujourd’hui faire une différence dans l’amélioration de la santé des personnes allergiques au pollen de l’herbe à poux. Arracher ou tondre les plants d’herbe à poux près de chez soi est un geste simple et gratuit qui permet de réduire les concentrations de pollen dans l’air. « Ceci a pour effet de donner un peu de répit aux personnes allergiques qui doivent souvent passer les plus belles semaines de l’été avec de la congestion nasale, des yeux larmoyants et même des crises d’asthme », mentionne Dre Jocelyne Sauvé, directrice de santé publique.
Poser des gestes individuels…
Chaque citoyen peut participer en recherchant d’abord les plants d’herbe à poux sur son terrain. Facile à reconnaître, le feuillage vert grisâtre de l’herbe à poux est très dentelé et est semblable à celui de la carotte. Ses fleurs jaunâtres sont regroupées en épis au sommet des tiges. La plante se retrouve particulièrement en bordure des trottoirs, dans les plates-bandes ou sur de la terre à nue. Elle est sans risque lorsqu’on la touche. Il faut ensuite l’arracher ou la tondre avant la fin de juillet, soit avant qu’elle commence à libérer son pollen dans l’air.
… et agir collectivement dans sa communauté
Une étude de la Directionde santé publique de la Montérégie de juin 2011 concluait qu’il était non seulement possible, mais également facile et peu coûteux pour une municipalité de réduire efficacement et significativement la quantité de pollen de l’herbe à poux dans l’air et son impact sur la santé de la population. En effet, la communauté de Salaberry-de-Valleyfield, municipalité où a été menée cette étude, a démontré qu’en mobilisant certains partenaires clés (milieu municipal, gouvernemental, industriel) autour de cette problématique, il était possible d’améliorer la santé des personnes allergiques : « En trois ans d’étude, nous avons observé que la concentration de pollen dans le milieu résidentiel avait diminué de 58 %, ce qui a eu pour effet d’atténuer de moitié l’intensité des symptômes de rhinite allergique chez une personne sur deux », souligne Dre Sauvé.
La coupe de l’herbe à poux, réalisée à deux reprises au cours de l’été, à la mi-juillet et à la mi-août, a fortement contribué à réduire les quantités de pollen dans l’air. Cette mesure a été pratiquée entre autres sur les bords de routes, et les terrains des industries, des sites très colonisés par l’herbe à poux.
Qu’est-ce qui est fait près de chez moi?
Les centres de santé et de services sociaux dela Montérégietravaillent en collaboration avec plusieurs municipalités dela Montérégiepour faire la promotion des mesures pour le contrôle de l’herbe à poux. Des activités d’arrachage ou des séances d’information peuvent être organisées par les municipalités ou certains groupes communautaires de la région. Les citoyens sont invités à communiquer avec leur municipalité et à surveiller leurs médias locaux pour connaître ce qui est fait dans leur communauté dans la lutte contre l’herbe à poux.
Une préoccupation importante de santé publique
Le pollen de l’herbe à poux est très allergène. Il est la cause de la moitié de tous les cas d’allergies aux pollens rapportés en Amérique du Nord. Près de 18 % de la population québécoise âgée de 5 ans et plus souffre d’allergie à ce pollen (rhinite, conjonctivite, aggravation de l’asthme, fatigue, perte de productivité, etc.). Les coûts pour la société sont de 156 à 240 millions par année. Les changements climatiques anticipés, l’allongement des saisons polliniques et l’accroissement des concentrations de pollen d’herbe à poux laissent croire que la population allergique sera en augmentation au cours des prochaines décennies.
Pour plus d’information sur l’herbe à poux et pour visionner la vidéo de Montérégiens qui agissent collectivement pour contrôler l’herbe à poux dans leur environnement, on peut consulter le site www.santemonteregie.qc.ca/santepublique ou le www.herbeapoux.gouv.qc.ca.
(Source : Santé montérégie)
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