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Des parents de la Roselière mettent la CSP en demeure

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30 mai 2013
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Par Myriam Tougas-Dumesnil

Des parents de l'école de la Roselière, à Chambly, ont mis en demeure la Commission scolaire des Patriotes. Après plusieurs mois de lutte infructueuse, ils espèrent que leur avocat, Me Julius Grey, puisse empêcher la fermeture de l'école primaire à vocation particulière.

« Naïvement, on pensait pouvoir discuter. On a dû se rendre à l'évidence et employer les grands moyens. » Fabienne Camilleri est mère de deux garçons. Le plus jeune n'a que quatre ans. Le plus vieux est en première année à l'école de la Roselière, où on lui enseigne selon la pédagogie Waldorf, axée sur les arts et le développement global de l'enfant.

Bien que l'enseignement donné à l'école de la Roselière diffère de celui des écoles dites régulières, l'établissement est sous la juridiction de la Commission scolaire des Patriotes (CSP). Toutefois, le 22 janvier dernier, le Conseil des commissaires de la CSP a voté contre le renouvellement du statut d'école à vocation particulière de la Roselière pour l'année 2013-2014, annonçant son intention de fermer définitivement l'école primaire.

« Ils ont pris une décision drastique, à l'unilatérale », dénonce vivement Mme Camilleri. Selon elle, le droit des parents d'élèves d'être entendus avec équité n'a pas été reconnu. « On fait face à un abus de pouvoir total et un manque d'éthique dans le processus. »

Un débat qui ne date pas d'hier

Le 11 décembre 2012, la consultante en éducation Yolande Nantel rédigeait un rapport d'analyse sur la conformité de l'école de la Roselière au programme de formation de l'école québécoise. C'est sur la foi de ce rapport, commandé par la direction de la Commission scolaire des Patriotes, que le Conseil des commissaires a décidé de fermer l'école. Ainsi, les questionnements au sujet de la Roselière ne datent pas d'hier.

«Nous n'acquiescerons pas à leur demande et si nous faisons l'objet de poursuites judiciaires, nous allons nous défendre. » Lyne Arcand, régisseuse par intérim et responsable des communications à la CSP

Interrogée, à l'Assemblée nationale, sur la décision de la CSP, la ministre de l'Éducation Marie Malavoy a tenu à rappeler, le 14 février dernier, que « les gens qui ont dirigé cette école au cours des années ont eu de nombreux rappels de conformité », autant de la part de François Legault que de Michèle Courchesne ou Line Beauchamp. « Ce n'est pas une affaire de parti», a-t-elle souligné avant d'expliquer que ce sont les commissions scolaires qui ont la responsabilité d'autoriser ou non les écoles à vocation particulière.

La CSP ne se rétractera pas

Lyne Arcand, régisseuse par intérim et responsable des communications à la CSP, confirme que la Commission scolaire des Patriotes a été mise en demeure par la Corporation des parents. Cette dernière demande à la CSP de présenter à la ministre de l'Éducation une demande de renouvellement du statut d'école à vocation particulière pour la prochaine année scolaire.  

«Nous n'acquiescerons pas à leur demande et si nous faisons l'objet de poursuites judiciaires, nous allons nous défendre », indique Lyne Arcand, régisseuse par intérim et responsable des communications à la CSP

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