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La saison du virus du Nil bientôt de retour

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3 juin 2013
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Par Gabrielle Lachance

Depuis 2002, la menace d’attraper le virus du Nil en se faisant piquer par un maringouin est bien présente au Québec. L’année dernière fut la pire année au sujet du nombre d’infections humaines depuis une décennie.

Dans toute la province, 132 personnes ont contracté le virus, dont 42 en Montérégie, selon les données publiées par l’Institut national de santé publique du Québec.

Parmi les cas recensés en Montérégie, 25 d’entre eux se sont rendus au stade de l’encéphalite et au moins un décès a été constaté. «Ceux qui contractent le virus du Nil et qui en meurent sont souvent des personnes âgées ou des gens à risque. Les jeunes ont moins de chance de complication», a tenu à rappeler la directrice de santé publique Montérégie, Jocelyne Sauvé.

La Montérégie a été la région la plus touchée l’année dernière, suivie de près par Montréal, qui a recensé 35 infections par le virus du Nil sur son territoire. «La température et l’environnement en Montérégie sont favorables aux maringouins, ce qui fait en sorte qu’il y en a beaucoup. Nous avons aussi une forte densité de population contrairement à d’autres régions. Donc s’il y a plus de personnes et plus de moustiques, les risques de contamination sont plus élevés», explique la directrice.

«Dix ans, c’est très jeune pour une maladie, il est donc difficile de prévoir comme se déroulera l’été en cours, a affirmé la docteure Sauvé. Il est donc important que les gens adoptent des moyens pour prévenir les piqûres de moustique et ainsi limiter les infections.» Elle affirme aussi que le gouvernement du Québec devrait, dans les prochains jours ou prochaines semaines, dévoiler son plan d’action concernant la prévention du virus du Nil.

Mme Sauvé suggère notamment l’utilisation du chasse-moustique et de porter des vêtements longs et pâles surtout lorsqu’on se trouve dans un endroit où les maringouins sont omniprésents. «Il faut aussi faire attention à l’eau stagnante sur nos terrains, par exemple les abreuvoirs à oiseaux, et d’installer des moustiquaires à nos portes et nos fenêtres», précise-t-elle.

Selon Mme Sauvé, dans les dernières années les cas de virus du Nil ont commencé à se faire voir vers la mi-juillet. «C’est encore trop nouveau pour qu’on puisse prédire quoi que ce soit. Présentement, plusieurs recherches se font au Canada et aux États-Unis pour découvrir le meilleur moyen de se protéger de cette infection», a spécifié Mme Sauvé.

 

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