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«Jamais sans mon cell!»

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27 août 2013
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Par Claudy Laplante-St-Jean

Aussitôt l'œil ouvert et avant de poser le pied hors du lit, la toute première chose que font Sarah et Maude en se réveillant est d'empoigner leur cellulaire. «Tous les gens font ça. C'est normal !», lancent les deux jeunes Marievilloises de 15 ans sur un ton enjoué. Bienvenue dans la génération techno !

Quand on leur demande si elles peuvent se passer de leur téléphone intelligent, les deux amies répondent rapidement et en chœur : NON. Depuis plus d'un an, les deux adolescentes vivent en harmonie avec le petit appareil qu'elles consultent plusieurs fois par jour pour texter leurs amis.

«C'est pour rejoindre mes amis. Ils ne sont pas tout le temps sur Facebook, en textant, c'est plus facile», explique Maude Carle Martin.

«Tous mes amis ont des cells à part un et celui-là, je vais le voir au lieu de le texter», ajoute Sarah Gelineau.

Sans savoir exactement combien de fois elles peuvent envoyer des messages à leurs camarades, les deux complices s'entendent pour dire qu'elles le font au moins à 30 reprises chaque jour.

Et c'est sans compter le nombre de fois où elles iront vérifier leur page Facebook via leur cellulaire, qui est payé par leurs parents.

«C'est le fun pour publier des trucs que les autres peuvent voir et pour parler à nos amis», continue Maude, qui a plus de 1 000 amis sur sa page, dont certains sont des inconnus.

«Tous mes amis ont Facebook. Même ma grand-mère a Facebook !», continue Sarah en rigolant.

Une réalité différente

Si seulement 17,8 % des jeunes filles de 16 ans fument la cigarette en Montérégie selon les données compilées, l'univers de Sarah et Maude est bien plus enfumé. «Tous nos amis fument à part deux personnes», affirme le duo, en ajoutant fumer toutes les deux, au moins un paquet par jour.

Alors que plus d'une adolescente sur deux aurait eu des relations sexuelles à 16 ans, les deux Marievilloises sont d'avis que ce chiffre devrait être revu à la hausse. «Toutes nos amies l'ont déjà fait», confirment-elles.

Même constat pour les données sur la drogue, qui mentionnent que près de 50 % des adolescentes en Montérégie auraient consommé durant les 12 derniers mois. «C'est beaucoup plus que 49 %. Tout le monde a déjà touché à la drogue. À l'école, il y a plus de monde qui en prend que ceux qui n'en prennent pas», précisent les adolescentes qui ont du gardiennage pour obtenir de l'argent de poche.

ChamblyExpress.ca vous suggère de lire aussi Audrey: une ado branchée,  et… précoce!

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