Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

À qui revient la facture?

durée 00h00
24 septembre 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Christiane Dumont

Au total, les coûts supplémentaires associés au traitement des matières orphelines représentent près de 23 M$ affirme Éco Entreprises Québec (ÉEQ).

Un montant qui, contrairement à la croyance populaire, n'est pas déboursé par les municipalités, le gouvernement ou les citoyens. Ce sont les entreprises qui génèrent des contenants, emballages et imprimés sur le marché québécois qui ont l'obligation légale de compenser les coûts nets de collecte, transport, tri et conditionnement des matières recyclables.

«Les entreprises compensent à 100% les frais des municipalités, ce qui représente près de 120 M$ par année. Mais ce sont des matières qu'elles ne génèrent pas», souligne la porte-parole d'ÉEQ Virginie Bussières, en parlant des objets non recyclables déposés dans les bacs.

Pour régler cette question, le gouvernement du Québec s'est récemment penché sur un projet de règlement modifiant le Régime de compensation pour les services municipaux de collecte sélective. Parmi les modifications qu'apporterait ce nouveau règlement dans sa première mouture, on compte la séparation, en parts égales, de la facture reliée au traitement des matières orphelines. La moitié de celle-ci reviendrait aux municipalités, et l'autre, aux entreprises.

Selon un communiqué de presse d'ÉEQ, toutefois, il s'agit d'une piste de solution «que refusent catégoriquement les entreprises, qui remplissent pleinement leurs obligations financières».   L'ÉEQ renvoie la balle aux municipalités qui, estime le regroupement, non seulement devraient absorber la facture, mais aussi devraient davantage éduquer la population, de façon que les taux de matières orphelines diminuent.

Les municipalités n'en veulent plus

Par la voix de son conseiller aux politiques en environnement, Carl Bégin, l'Union des municipalités du Québec s'oppose fermement à ce que les municipalités absorbent une part de la facture des matières orphelines. Selon le conseiller, les produits de consommation à long terme, comme les bouilloires et les toiles de piscines, devraient être traités dans le cadre du système de recyclage actuel, aux frais des fabricants, résume le conseiller. Et il va plus loin encore: «Il y a des délinquants, et de l'éducation à faire, quand on sait que 30 à 35% des matières recyclables se ramassent encore dans les poubelles», une facture actuellement assumée par les municipalités «à grands frais» et qui, selon lui, devrait revenir aux producteurs. «On envisage même de confier au privé la collecte sélective aux 2,5 millions de portes, puisqu'on se fait dire qu'on n'est pas efficaces», conclut-il.

Québec réfléchit

C'est au ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs qu'il revient de trancher. Dans un communiqué, la relationniste Geneviève Lebel indique que son ministère prévoit faire l'analyse des commentaires reçus et proposer bientôt une nouvelle version du règlement au Conseil des ministres, pour adoption, sans préciser de quel côté penchera la balance.

<I>Avec la collaboration de Myriam Tougas-Dumesnil<I>

Confusion dans le bac de récupération

% DES SONDÉS QUI CROIENT QUE LA MATIÈRE VA DANS LE BAC (moyenne québécoise)

Jouets en plastique

55 %

Plat en pyrex

47 %

Boîte de clémentines en bois

41 %

Boyau d'arrosage

23 %

Grille-pain en métal

19 %

Vieux vêtements à donner

13 %

Lumières de Noël

12 %

Résidu de jardinage

9 %

Source : Sondage Léger sur la perception des Québécois de la collecte sélective, printemps 2013. <I>

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 7 avril 2026

Améliorer les pratiques de déprescription de médicaments chez les aînés

Au Canada, environ le quart des personnes âgées prend chaque année des médicaments d'au moins dix prescriptions différentes. Le phénomène de la polypharmacie est bien documenté et on observe une tendance à la hausse chez les aînés. Or, la déprescription de médicaments pose plusieurs défis, soulève une récente étude de l’Association canadienne de ...

Publié le 3 avril 2026

Ottawa veut faciliter la gestion des renseignements personnels des Canadiens

Le gouvernement propose de faciliter le partage et la réutilisation des renseignements personnels des Canadiens par les organismes fédéraux dans le cadre d'une refonte en profondeur de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Cette loi régit la manière dont les organismes fédéraux recueillent, utilisent et communiquent les ...

Publié le 3 avril 2026

La loi sur la laïcité plane sur le Vendredi saint au Québec

Les chrétiens du Québec s'apprêtent à faire face à un nouveau contexte légal ce Vendredi saint, à peine un jour après l'adoption par l'Assemblée nationale d'une loi susceptible de restreindre leurs processions annuelles du Chemin de croix. À Montréal, plusieurs centaines de personnes devraient se joindre à l’archevêque Christian Lépine pour une ...