Ferme Rive Sud, à Mont-Saint-Hilaire
Les conclusions de la CNESST sur le décès d’un travailleur
La CNESST a rendu publiques hier les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie, le 10 avril 2019, à un travailleur de la Ferme Rive-Sud, à Mont-Saint-Hilaire.
Le jour de l’accident, le travailleur avait pour tâche d’identifier et de réparer une défectuosité de l’écureur, un équipement agricole servant à l’évacuation du fumier. Pour ce faire, il s’est rendu dans un abri extérieur où des pièces en mouvement de l’écureur, soit des palettes entraînées par une chaîne, acheminent le fumier vers une structure d’entreposage en passant par une ouverture sous le mur.
Pendant les travaux, le pantalon du travailleur s’est accroché à une palette en mouvement. Le travailleur a été entraîné vers l’ouverture du mur et il a alors été mortellement coincé entre l’une des palettes de l’écureur et le mur. Les secours ont été appelés sur les lieux et le décès du travailleur a été constaté sur place.
Aucun contrôle des énergies
L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident :
- Alors qu’il effectuait une recherche de défectuosité sur l’écureur en fonction, le travailleur a été entraîné par une pièce en mouvement et coincé mortellement dans une zone dangereuse ;
- La gestion des travaux de réparation de l’écureur était déficiente, car aucune méthode de contrôle des énergies n’avait été mise en place.
À la suite de l’accident, la CNESST a exigé de l’employeur une procédure de cadenassage pour l’écureur. Elle a aussi demandé que l’employeur forme les travailleurs sur cette procédure et qu’il mette en place des moyens de contrôle pour son application. L’employeur s’est conformé à ces exigences.
Comment éviter un tel accident selon la CNESST
La CNESST et la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Montérégie ont uni leurs voix pour rappeler les mesures de prévention à prendre pour éviter les accidents liés à l’utilisation d’un écureur et d’autres équipements semblables à la ferme.
Pour prévenir ce genre d’accident, des solutions existent. Avant tout, il faut identifier les risques et mettre en place les moyens de les éliminer, sinon de les contrôler. Il est nécessaire de toujours cadenasser les équipements ou d’appliquer toute autre méthode de contrôle des énergies lors des opérations d’entretien, de réparation ou de déblocage pour éviter leur mise en
marche accidentelle.
Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques
pour l’accomplir sont sécuritaires. Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.
La CNESST transmettra les conclusions de son enquête à l’UPA et à Cheval Québec afin que
leurs membres en soient informés.
Pour plus d’information sur le contrôle des énergies lors de travaux d’entretien, de réparation ou
de déblocage de machine ou d’équipement.
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