Bilan de l'opération estivale
Châtaigne d’eau sur la Yamaska: une faible quantité arrachée en 2020
Des techniciens de l’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV) sur la rivière Yamaska lors de l'une de leurs sorties pour arracher des châtaignes d'eau.
L’opération de contrôle de la châtaigne d’eau sur la rivière Yamaska cet été a permis à l’équipe du Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE) et de l’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV Yamaska) d’arracher un volume de 10 mètres cubes (m3) de cette espèce exotique envahissante.
C’est quatre fois moins de volume que l’an dernier alors que 41,7 m 3 de châtaigne d’eau ont été retirés de la rivière, signe que ce type d’intervention est efficace.
Les techniciens en environnement ont ratissé un très grand segment de la rivière Yamaska ainsi qu’une partie de la rivière Noire. Ils ont couvert la rivière Yamaska de la descente de bateaux de la municipalité de Saint-Damase jusqu’à l’embouchure de la rivière Yamaska dans le grand lac Saint-Pierre dans le fleuve Saint-Laurent.
Ils ont également remonté la rivière Noire, affluent de la Yamaska, jusqu’au barrage de la municipalité de Saint Pie.
Détection sur 175 km de cours d'eau
L’équipe a aussi fait de la détection de châtaigne d’eau en amont de ces segments de rivières. Cette détection supplémentaire avait pour but de déterminer si des opérations de contrôle seraient à prévoir dans d’autres secteurs du bassin versant en 2021. Ainsi, la détection s’est étendue en amont sur le bras principal de la rivière Yamaska et de son affluent, la rivière Noire.
L’opération de collecte, qui s’est déroulée du 6 juillet au 4 septembre, a permis de retirer la plante sur une superficie de 1,612 km². Les opérations de détection se sont quant à elles déroulées sur 175 kilomètres de cours d’eau, pour une superficie totale d’actions de 19,5 km².
Le faible volume de châtaigne d’eau arraché est une bonne nouvelle, estime Jean Fecteau, responsable de l’opération pour l’OBV Yamaska.
« Nous avons été un peu surpris de constater une réduction de près de 75 % de la matière végétale retirée de la rivière Yamaska par rapport à l’an dernier. C’est assez encourageant en matière de lutte aux espèces exotiques envahissantes. Nous ne réussissons pas toujours à accomplir un progrès aussi franc dans la lutte contre les espèces envahissantes », souligne-t-il.
Il faut poursuivre sur cette lancée, selon M. Fecteau. « Le travail est cependant loin d’être terminé considérant la nature tenace de l’espèce, mais nous croyons que les techniques utilisées et l’arrachage systématique font leurs preuves. Affaiblir les colonies de cette plante année après année permet de réduire la quantité de noix, c’est-à-dire des fruits susceptibles de produire de nouveaux plants l’année suivante. »
Différentes espèces des cours d'eau affectées
La châtaigne d’eau nuit aux espèces indigènes des cours d’eau, rappelle Philippe Pelletier du CQEEE.
« La châtaigne d'eau crée d’épais tapis de végétation à la surface des plans d'eau qui empêchent la croissance des plantes indigènes. Cela change aussi l'habitat pour la faune, réduisant la quantité d'eau ouverte disponible. De plus, la décomposition des plantes utilise une grande quantité d'oxygène, ce qui peut mener à la mort de poissons. Tout ça fait que bien souvent nos espèces indigènes peuvent difficilement s'adapter à la présence de plants de châtaigne d'eau. »
La lutte aux espèces exotiques envahissantes est difficile. Dans le cas de la châtaigne d’eau, le fait qu’elle ait été signalée dès 2018 sur la rivière Yamaska a permis d’organiser rapidement un plan de contrôle efficace, a expliqué M. Pelletier.
« On est chanceux que la châtaigne d’eau ait été trouvée relativement tôt après son introduction dans la rivière Yamaska. Cela a pu nous permettre d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Grâce au travail effectué sur la Yamaska au cours des deux dernières années, on peut observer une régression considérable de la châtaigne d’eau. C’est une perspective très encourageante pour le futur », a-t-il dit.
L’équipe de l’OBV Yamaska et du CQEEE retournera sur la rivière l’an prochain pour continuer le travail de contrôle de la châtaigne d’eau.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

La vaccination des enfants est stable au Québec malgré la pandémie
Alors que la rentrée scolaire débute cette semaine pour de nombreux enfants, des données de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) montrent que la couverture vaccinale est restée stable. Selon des experts, le Québec est dans une bonne posture, mais cela ne s'est pas réalisé sans effort. La couverture vaccinale pour les ...
LIRE LA SUITE
Tarifs: des bonifications permanentes à l'assurance-emploi demandées
Alors que la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis vient d'être relancée, le Conseil national des chômeurs et chômeuses demande de rendre permanentes des bonifications temporaires au régime d'assurance-emploi qui avaient été implantées lorsque la crise des droits de douane avait commencé. Certaines de ces mesures pour ...
LIRE LA SUITE
L’Ordre des travailleurs sociaux propose 5 pistes pour renforcer les services sociaux
«Ça prend des services sociaux qui sont plus forts au Québec», plaide la présidente de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Valérie Fernandez. L'Ordre propose cinq solutions pour y arriver. Ces propositions sont adressées aux partis politiques tout juste avant le déclenchement de la ...
LIRE LA SUITE

