Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Institut national de la recherche scientifique

Une découverte québécoise pourrait renforcer le système immunitaire face au sida

durée 15h00
14 octobre 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Des travaux réalisés à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) pourraient un jour mener au développement de thérapies qui permettraient au système immunitaire de combattre plus efficacement le sida.

Les scientifiques savaient déjà que le virus de l’immunodéficience humaine, le VIH, s’attaque particulièrement à un type de globules blancs qui jouent un rôle de première importance dans le système immunitaire, les lymphocytes CD4.

Le doctorant Hamza Loucif et le professeur Julien van Grevenynghe ont montré qu’en optimisant le métabolisme énergétique de ces cellules clés, les personnes atteintes du VIH pourraient mieux se défendre contre le virus.

Avec un meilleur métabolisme, ces globules blancs verraient leur rôle augmenté dans la protection contre le virus et donc dans l’amélioration de la réponse du système immunitaire.

« C’est un petit peu comme si vous regardiez une voiture et que vous regardiez le problème en regardant la carrosserie, alors qu’il faut regarder un petit peu plus le moteur, qui est un petit peu à l’origine même d’assurer une bonne carrosserie et d’assurer une bonne façon de fonctionner pour la voiture », a illustré le professeur van Grevenynghe.

En d’autres mots, son collègue et lui ont montré qu’il devrait être possible de redonner à ces cellules immunitaires leur efficacité d’antan en améliorant leur «moteur» (leur métabolisme).

Cette optimisation métabolique exploite un processus de recyclage cellulaire appelé l’autophagie. L’autophagie chez les CD4 fournit des acides aminés pour alimenter la mitochondrie qui sert de centrale énergétique. Cette énergie est ensuite utilisée pour sécréter la protéine interleukine−21 (IL−21) qui joue un rôle clé dans la défense contre le VIH.

Lors de travaux précédents, le professeur van Grevenynghe et son équipe avaient constaté que l’interleukine−21 serait en mesure d’optimiser l’apport énergétique et le fonctionnement immunitaire des lymphocytes.

« Il existe dans la nature des individus qui sont capables de coexister complètement avec le (VIH) sans avoir besoin de prendre de médicaments, a dit le chercheur. On essaie de comprendre ce que ces individus ont de mieux par rapport aux autres, et ce qui nous a beaucoup intéressés et qui a fait ces deux publications successives, c’est le fait de prendre conscience que ces individus ont un avantage métabolique, un avantage du ’moteur’ de leur voiture.»

Ces découvertes pourraient avoir des répercussions dans la lutte contre d’autres problèmes de santé que le sida, puisque plusieurs maladies présentent également un dérèglement métabolique, a−t−il ajouté.

Jean−Benoit Legault, La Presse Canadienne.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

La fin de la distribution du courrier pourrait isoler les personnes âgées

La décision de Postes Canada de mettre fin à la distribution du courrier à domicile ne plaît pas à des aînés. Anthony Quinn, président de l’Association canadienne des retraités, dit que de nombreux membres, particulièrement ceux vivant en milieu rural, s’inquiétaient des changements à venir. Il souligne qu’une personne âgée vivant en dehors des ...

Publié hier à 12h00

Interdire les médias sociaux aux jeunes au Canada: une idée qui divise des experts

L'idée des militants libéraux d'interdire les médias sociaux pour les Canadiens de moins de 16 ans n'a pas manqué de surprendre des experts dans ce domaine, même si leurs positions divergent. La possibilité d'obliger les plateformes de médias sociaux à limiter les comptes pour les jeunes a franchi un nouveau cap la fin de semaine dernière, après ...

Publié hier à 10h00

L’inflation s’est accélérée à 2,4 % en mars au pays, notamment en raison de l’essence

Le taux d’inflation annuel a bondi de plus d’un demi-point de pourcentage en mars au pays, selon Statistique Canada, notamment parce que la guerre en Iran a fait flamber les prix de l’essence. L’inflation est passée de 1,8 % en février à 2,4 % en mars à l’échelle nationale. Avant la publication des données, lundi, les économistes anticipaient un ...