Nous joindre
Publicité

Près de 20 animaux sont abandonnés chaque jour

Hausse d'abandons d'animaux de compagnie provoquée par l'inflation

Hausse d'abandons d'animaux de compagnie provoquée par l'inflation
Photo: La Presse Canadienne, 2023

L'augmentation marquée du coût de la vie se traduit par une hausse des abandons d'animaux dans les refuges, souligne la SPCA de Montréal.

Selon sa directrice générale, Sophie Gaillard, environ 20 animaux sont abandonnés chaque jour au refuge pour des raisons financières, une réalité que d'autres organismes vivent aussi au quotidien.

Depuis le début de l'année, la SPCA de Montréal a accueilli 113 chats et 81 chiens de plus qu'en 2022, pour la même période.

«Ce n'est pas nécessairement que les gens sont irresponsables ou qu'ils n'aiment plus leur animal, tient-elle à nuancer en entrevue avec La Presse Canadienne. Ce sont des gens qui sont forcés d'abandonner leur animal parce qu'ils n'ont plus les moyens d'en prendre soin.»

La difficulté de trouver un logement abordable acceptant les animaux, une perte d'emploi, des frais vétérinaires trop élevés, une séparation et d'autres aléas de la vie peuvent mener une personne à devoir confier son compagnon à un refuge.

C'est que plusieurs propriétaires d'animaux sous-estiment le coût réel d'adopter un chien ou un chat, entre autres, d'autant plus que ces petits compagnons ont une espérance de vie moyenne d'une douzaine à une quinzaine d'années.

«Ce n'est effectivement pas à la portée de tout le monde», reconnaît Mme Gaillard.

«En plus du coût initial d’acquisition d’un animal, d’autres coûts sont à considérer: la nourriture et les gâteries, le toilettage, les cours d’éducation, l’achat d’une litière, de jouets, de cachettes, de griffoirs et d’autres accessoires», rappelle sur son site internet le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), qui a juridiction sur les animaux de compagnie.

À cela s'ajoutent les frais vétérinaires de bases comme la vaccination, la vermifugation et la stérilisation, en plus d'autres soins qui pourraient survenir si l'animal se blesse ou a des ennuis de santé.

Selon des chiffres avancés par l'Association des médecins vétérinaires du Québec, il en coûterait environ 2300 $ annuellement pour un chat adulte et 2700 $ pour un chien adulte pour répondre à ses besoins de base, un montant qui peut tout de même varier d'une race à l'autre et d'un animal à l'autre.

La somme est plus élevée pour de jeunes animaux, qui ont besoin de davantage de soins au cours de leur première année de vie.

———

Cette dépêche a été rédigée avec l'aide financière de la Bourse de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

Marie-Ève Martel, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les émissions des énergies fossiles en baisse
SociétéPublié à 12h00

Les émissions des énergies fossiles en baisse

Le secteur pétrolier et gazier canadien a enregistré une baisse de ses émissions en 2025, malgré une hausse de la production, tandis que les émissions globales du pays ont légèrement augmenté en raison d'un recours accru au gaz naturel pour le chauffage des logements. Telles sont quelques-unes des conclusions du rapport annuel sur les ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Suicides de médecins: pas d'enquête publique
SociétéPublié à 9h00

Suicides de médecins: pas d'enquête publique

Le coroner en chef du Québec, Me Reno Bernier, n'ira pas de l'avant, pour l'instant, avec la récente demande de nombreux médecins qui réclamaient une enquête publique thématique sur les décès par suicide de médecins au Québec. Dans un communiqué publié mercredi, Me Bernier a annoncé que les investigations en cours concernant cinq ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Malgré les risques, l'eau en bouteille demeure plus pratique
SociétéPublié hier à 12h00

Malgré les risques, l'eau en bouteille demeure plus pratique

Les consommateurs qui continuent à utiliser des bouteilles d'eau à usage unique tout en sachant qu'elles sont mauvaises pour l'environnement et possiblement nocives pour leur santé les trouvent tout simplement plus pratiques, conclut une vaste enquête pilotée par une chercheuse montréalaise. D'autres participants à l'étude ont admis être ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter La Presse Canadienne