Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Institut de recherches cliniques de Montréal

Le mauvais cholestérol serait associé au diabète de type 2

durée

Le «mauvais» cholestérol semble contribuer au développement du diabète de type 2 en provoquant une inflammation des tissus adipeux, démontrent pour la première fois des travaux effectués à Montréal.

Une équipe de l'Institut de recherches cliniques de Montréal a ainsi constaté, à l'étude de 40 sujets, que ceux qui présentaient un taux élevé de LDL avaient des réponses inflammatoires plus importantes dans leur tissu adipeux que ceux qui présentaient un faible taux de LDL.

«On ne comprenait pas, sur une base cellulaire, ce que fait le LDL, a dit l'auteure de l'étude, la professeure May Faraj. Qu'est-ce qu'il fait à l'intérieur des cellules immunitaires et ainsi de suite? Cette étude montre pour la première fois que plus le nombre de particules de LDL est élevé, plus le (risque d'inflammation) est élevé dans les cellules immunitaires et adipeuses.»

Et quand l'inflammation empêche les cellules adipeuses de fonctionner normalement en stockant le gras qui circule dans l'organisme, a-t-elle ajouté, le risque de diabète augmente.

On savait déjà qu'un nombre élevé de particules de LDL augmentait le risque de maladies cardiovasculaires, mais de nombreuses études ont aussi témoigné au fil des ans d'une association solide avec le diabète de type 2. Cette nouvelle étude permet d'élucider le mécanisme en jeu, a complété la professeure Faraj.

Des interventions qui réduisent l'inflammation chez des sujets qui présentent un taux élevé de LDL pourraient donc faire d'une pierre deux coups en réduisant à la fois l'incidence du diabète de type 2 et celle des maladies cardiovasculaires.

«Maintenant qu'on comprend que l'inflammation joue un rôle de premier plan dans cette association entre les particules de LDL et le diabète de type 2, a dit la professeure Faraj, on peut envisager des interventions anti-inflammatoires pour contrer le problème et réduire le risque.»

Son équipe s'affaire d'ailleurs en ce moment à vérifier s'il serait possible de le faire à l'aide de nutriments plutôt qu'avec de la médication, des travaux qui feront l'objet d'une nouvelle étude à être publiée ultérieurement.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par Scientific Reports.

Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Québec prolonge sa stratégie de prévention du suicide avec 30 millions $
Publié à 13h00

Québec prolonge sa stratégie de prévention du suicide avec 30 millions $

Passé quelque peu inaperçu dans son blitz des travaux de fin de session, Québec a reconduit jusqu'en 2028 sa stratégie nationale de prévention du suicide. Le conseil des ministres a également décidé de poursuivre le financement de 15 millions $ par année. Ainsi, 30 millions $ pour les années 2027 et 2028 seront investis pour accomplir les ...

Nouvelles: les médias sociaux dépassent la télévision pour la première fois
Publié à 11h00

Nouvelles: les médias sociaux dépassent la télévision pour la première fois

Pour la première fois depuis que l’Institut Reuters analyse la consommation d’information – soit depuis 2012 à l’international et depuis 2016 au Canada – les médias sociaux sont passés devant la télévision comme source d’information sur l’actualité utilisée par le plus grand nombre de répondants. Cette arrivée des médias ...

Santé Québec renomme ses établissements
Publié hier à 16h30

Santé Québec renomme ses établissements

Dans le but de simplifier le paysage du réseau de Santé Québec, tous les établissements de la province adoptent désormais un nom harmonisé, plus cohérent et facile à reconnaître. Afin de simplifier la compréhension du réseau de la santé et des services sociaux pour la population, Santé Québec procède officiellement au changement ...