Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le télétravail réduit les émissions de GES des fonctionnaires, selon une étude

durée 18h00
23 octobre 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Une nouvelle étude basée sur une vaste enquête menée auprès de fonctionnaires fédéraux suggère que le télétravail est associé à une réduction des émissions de GES. Un aspect écologique du télétravail qui réjouit le syndicat qui conteste la directive fédérale obligeant les fonctionnaires à se rendre plus souvent au bureau.

L'analyse des chercheurs de l'Université Carleton, basée sur une enquête menée auprès d'environ 1500 fonctionnaires fédéraux, suggère que les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées au travail entièrement effectué à distance dans la région de la capitale sont inférieures d'environ 25 % aux émissions liées au travail à temps plein au bureau.

Les télétravailleurs au Québec contribuent encore moins aux émissions, selon l'étude, en grande partie grâce à des maisons plus écologiques chauffées à l'électricité plutôt qu'au gaz naturel, et au réseau électrique de cette province, basé pratiquement à 100 % sur une source d'énergie renouvelable.

Les chercheurs ont constaté que si un fonctionnaire de la région de la capitale fédérale en «mode hybride» travaille à distance une journée de plus par semaine, ses émissions annuelles de GES sont réduites d'environ 235 à 350 kilos, soit à peu près l'équivalent de la consommation de 150 litres d'essence.

Ces économies sont en grande partie attribuables à la baisse des émissions liées aux transports pour aller au boulot et à une réduction présumée des espaces de bureaux de l'édifice fédéral où travaille le fonctionnaire.

Farzam Sepanta, coauteur de l'étude et doctorant, précise toutefois que cette étude ne tient pas compte des implications à long terme, comme la possibilité que davantage de télétravail incite des employés à s’éloigner des centres urbains à forte concentration d'immeubles de bureaux, ce qui pourrait conduire à des logements plus grands ou à des trajets plus longs les jours de bureau.

Le Secrétariat du Conseil du Trésor affirme que l’enquête menée notamment auprès d'employés de son propre ministère offre des informations de base utiles sur les émissions de GES, ainsi que des recommandations dans plusieurs domaines liés à l’écologisation des transports et des espaces de bureau.

Un important syndicat du secteur public n’a pas tardé à saluer ces nouvelles données. Dans une déclaration écrite, la présidente nationale de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Sharon DeSousa, juge que cette étude est révélatrice. Elle estime aussi que le gouvernement «rate» une chance de bâtir une main-d’œuvre moderne qui «ouvre la voie à un avenir durable».

Le syndicat conteste la directive de mai dernier qui ordonne aux fonctionnaires fédéraux de venir travailler trois jours au bureau, au lieu de deux.

M. Sepanta précise que l'enquête ne reflète que les émissions et ne tire aucune conclusion sur la manière dont le télétravail pourrait affecter d'autres facettes, comme la culture organisationnelle ou les attentes des clients.

Jordan Omstead, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 10h00

La vigilance est de mise avec les feux de joie et les feux d'artifice

À l'approche de la Fête nationale du Québec et la Fête du Canada, la SOPFEU rappelle qu'il est important de célébrer en toute sécurité. Cette période de célébration est largement associée aux feux de joie et aux feux d'artifice. À cet égard, selon les statistiques compilées par la SOPFEU, environ 60 incendies de forêt par année trouvent leur ...

Publié le 20 juin 2026

Santé Québec entend réduire les bris de service dans les établissements cet été

Santé Québec se prépare au pire à l’approche de l’été, mais relance les mesures de l’an dernier qui ont permis d’éviter de nombreux bris de service à travers la province. L’été 2025 avait été marqué par des risques de bris de service dans 1 339 cas à travers les établissements de santé de la province, mais les mesures de réaction avaient permis ...

Publié le 19 juin 2026

Plus d'argent en prévention permettrait d'éviter 950 000 cas de maladies chroniques

Si le gouvernement investissait davantage en prévention — plus précisément une croissance annuelle des dépenses de prévention de l'ordre de 10 % — il pourrait éviter 950 000 cas de maladies chroniques d'ici 2035. Il s'agit d'un levier important alors que le système de santé est sous pression. C'est ce qui ressort d'un nouveau rapport de la firme ...