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Ils représentent environ le tiers des décès

Les pédiatres inquiets de l'utilisation par les enfants de véhicules hors route

Les pédiatres inquiets de l'utilisation par les enfants de véhicules hors route
Photo: La Presse Canadienne, 2024
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La Société canadienne de pédiatrie réclame une meilleure réglementation et des mesures de sécurité pour protéger les enfants qui conduisent des véhicules hors route (VHR), y compris des véhicules tout-terrain et des véhicules côte à côte.

La société affirme que les enfants et les adolescents représentent environ le tiers des décès liés aux véhicules hors route.

Dans une déclaration publiée lundi, elle plaide que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux devraient réglementer l'utilisation des véhicules hors route de la même manière qu'ils le font pour les voitures.

Selon la société, les réglementations devraient exiger que les enfants aient au moins 16 ans pour conduire les véhicules et 12 ans pour être passagers.

Elle dit qu'elles devraient également rendre obligatoire le port de casques certifiés par le gouvernement, car les enfants et les adolescents qui n'en portent pas sont cinq fois plus susceptibles de subir de graves blessures à la tête ou au cou.

La société indique que les véhicules hors route sont spécifiquement conçus pour être utilisés sur des sentiers de terre et dans des zones boisées et ne devraient jamais être conduits sur des routes à surface dure.

Les recherches suggèrent qu'avoir moins de 16 ans est un facteur de risque de perte de contrôle d'un véhicule hors route, car les compétences développementales et cognitives nécessaires peuvent ne pas être entièrement acquises, indique la déclaration.

«La vigilance et les réactions appropriées aux variations de terrain comprennent "l’engagement physique", qui exige une coordination mains-yeux précise, de la force physique, la conscience spatiale et une vigilance constante», écrit l'organisation.

«Ces habiletés développementales et la maturité cognitive nécessaires pour relier les actions aux conséquences – plus particulièrement, les conséquences de comportements dangereux pour soi et autrui et la relation entre la distance, la vitesse et le freinage – ont tendance à se développer chez la plupart des adolescents entre l’âge de 14 et 16 ans.»

La société pédiatrique a aussi demandé à l’industrie de cesser de commercialiser et de vendre des véhicules hors route aux adolescents de moins de 16 ans «jusqu’à ce que des modifications en matière de sécurité aient été adoptées, vérifiées, standardisées et démontrées dans tous les contextes au Canada».

Les provinces et les territoires devraient mettre en place des programmes de formation et un système de permis de conduire progressif pour les véhicules hors route, a-t-elle déclaré.

Les pédiatres et les fournisseurs de soins primaires ont également un rôle à jouer, a-t-elle soutenu, en éduquant les familles sur «les risques importants associés à l’utilisation des VHR chez les enfants et les adolescents», même avec les «modèles pour les jeunes».

La société pédiatrique a reconnu que les véhicules tout-terrain sont largement utilisés dans les régions éloignées, dans les fermes et pour la chasse et la pêche autochtones. Dans ces cas, les prestataires de soins pédiatriques devraient aider les familles à réduire le risque pour les jeunes en soulignant la nécessité d'éviter les routes pavées, de porter un casque en tout temps et de ne voyager en tant que passager que dans des véhicules conçus pour transporter plus d'une personne.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Nicole Ireland, La Presse Canadienne

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