Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Pour 2026-2027

Le Syndicat des professionnels dénonce 115 autres abolitions de postes à la CNESST

durée 18h00
4 février 2026
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

D’autres abolitions de postes ont été annoncées à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour l’année 2026-2027.

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec évoque l’équivalent de 115 abolitions de postes supplémentaires annoncées pour l’année à venir, après la vague précédente de 250 abolitions, l’été dernier.

En entrevue mercredi, le président du SPGQ, Guillaume Bouvrette, a dit ne pas savoir encore quels titres d’emplois seraient touchés. Ce syndicat représente notamment les inspecteurs de la CNESST. «On n’a pas de détails là-dessus», affirme-t-il.

On ignore également combien de pertes d’emplois le tout signifiera, puisqu’il peut y avoir des départs volontaires, des départs à la retraite et d’autres formes de réduction des effectifs par attrition.

M. Bouvrette juge «indécentes» ces abolitions de postes, qui s’ajoutent au gel d’embauche annoncé à la fin de l’année 2024.

Il rapporte que la surcharge de travail pour ceux qui restent a déjà entraîné un allongement des délais dans le traitement des dossiers des accidentés du travail.

«Il y a un allongement de délais qui, à la fin, coûte plus cher aux employeurs qui cotisent au Fonds de santé et sécurité. Il n’y a pas d’explication logique derrière ces décisions-là, autre que d’utiliser la Commission, qui est un gros employeur dans l’appareil public, pour atteindre des objectifs et dire qu’on a réduit la taille de l’État. Mais, à la fin, il n’y a personne qui gagne.»

Le dirigeant syndical dit ne pas comprendre pourquoi la CNESST est soumise aux mêmes restrictions budgétaires que la fonction publique, d’autant plus qu’elle n’est pas financée par l’État, mais par les cotisations des employeurs.

«Cette situation est d’autant plus déplorable qu’elle n’améliorera en rien les finances de l’État, puisque la CNESST est autofinancée. Le fonctionnement de la CNESST est essentiellement payé par les employeurs», ajoute le syndicat.

La CNESST réplique

De son côté, la direction de la CNESST a expliqué qu’elle était soumise à la Loi sur la gestion et le contrôle des effectifs des ministères, des organismes et des réseaux du secteur public ainsi que des sociétés d’État.

«La CNESST s’est vue octroyer une cible de réduction d’effectif par le Conseil du trésor qui équivaut à 2,3 % de ses ETC (Équivalents à temps complet), soit environ 110 ETC pour l’année financière du 1er avril 2026 au 31 mars 2027.»

La Commission espère éviter les pertes d’emplois par différents moyens. «Différentes mesures seront envisagées, notamment le non-comblement de postes vacants ou les départs volontaires à venir.» Elle assure que sa priorité demeure de maintenir tous les services.

«Des projets d’optimisation et de transformation sont en cours et partagent les objectifs suivants: poursuivre une amélioration continue du service offert à nos clientèles; préserver la santé et la capacité d’agir de notre personnel; dégager des ETC pour rencontrer la cible et accroître l’agilité de l’organisation», conclut la CNESST.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 16h00

Des anticorps pourraient inhiber la lutte contre le cancer

Certains anticorps pourraient empêcher le système immunitaire de combattre efficacement le cancer, tandis que d'autres pourraient freiner la progression de la maladie, croient des chercheurs internationaux qui s'intéressent au phénomène dans le cadre d'un projet de 25 millions $ US baptisé ATLAS. Cela pourrait expliquer, par exemple, pourquoi ...

Publié hier à 14h30

Les aliments ultra-transformés ne sont pas nécessairement nocifs, dit une étude

Une alimentation saine à base de végétaux, riche en céréales complètes, fruits, légumes, fruits à coque, légumineuses et huiles végétales saines, est bénéfique, même si elle comprend quelques aliments transformés, conclut une étude réalisée par des chercheurs de l'Université Harvard. Bien que de nombreux aliments ultra-transformés (AUT) aient ...

Publié hier à 10h00

Les patients en psychiatrie doivent attendre plus longtemps à l'urgence

L'année dernière, un patient de l'Alberta a dû attendre 16 jours à l'urgence avant d'être admis dans une unité psychiatrique. Un autre, en Colombie-Britannique, a attendu un peu plus de neuf jours. Ces cas constituent des exceptions, mais les experts en santé mentale affirment qu’ils mettent en lumière une crise qui s’aggrave partout au pays: les ...