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Un bassin de projets

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11 juillet 2011
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Par André Péloquin

Denis Lavoie ne chôme pas. Quelques heures à peine après son retour au travail après un congé bien mérité, le maire de Chambly a bien voulu aborder ses plans d’avenir avec le Chambly Express.ca.

À en croire les propos du premier magistrat, tout roule rondement pour Chambly. « Nous sommes victimes de notre succès et de notre positionnement », lance-t-il, avec fougue. « On est très près de l’autoroute 10 et comme la 35 sera bientôt élargie entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière américaine, ça aidera grandement à la pénétration du marché nord-est. »

Cette réfection fera donc en sorte que le parc industriel – où l’espace manque déjà selon M. Lavoie - sera encore plus attrayant pour les entreprises. « On devra se pencher sérieusement là-dessus », prévoit-il. Bien qu’on associe souvent « industrialisation » et « pollution », le maire affirme qu’il ne perd pas de vue ses objectifs environnementaux pour autant.

Un bassin plus vert, plus jeune

Une autre fierté du premier magistrat : les réalisations environnementales de Chambly. « On est maintenant tourné vers l’avenir, notamment en ce qui concerne le traitement des déchets », lance-t-il. « On a fait beaucoup d’efforts et de réalisations dans ce domaine depuis les dernières années », ajoute-t-il avant de souligner pourquoi le défi était de taille lors de son entrée en fonction. « Les normes gouvernementales nous ont fixé la récupération de matière à 60%. Il nous faut donc recycler beaucoup de déchets domestiques », explique-t-il. « En 2005, nous étions à 17%. Un peu plus de cinq années plus tard, nous atteindrons bientôt le 40%. »

Pour y arriver, M. Lavoie compte, bien sûr, sur la collectivité, mais aussi sur le recyclage de matières putrescibles (les résidus de tables, les résidus verts comme les feuilles mortes et les boues provenant du traitement des eaux). « D’où le projet d’usine de bio-méthanisation, d’ailleurs », précise-t-il en faisant référence au projet de centre de traitement de ces matières liant les MRC de la Vallée-du-Richelieu, Rouville et Lajemmerais. Un investissement qui vaut la peine selon le premier magistrat, surtout lorsqu’on considère à quel point la nature est un attrait majeur de Chambly auprès des nouvelles familles.

« C’est une ville à caractère semi-champêtre, près des grands champs, de la nature et d’un super bassin d’eau », lance M. Lavoie avant d’ajouter que le rythme de vie de Chambly n’est pas aussi trépidant que Brossard ou Longueuil, par exemple. « Je dirais que c’est ce que les gens viennent chercher ici pour élever leurs enfants, car, après tout, nous sommes une ville très familiale. La moyenne d’âge national est de 41 ans. À Chambly, la moyenne est de 37 ans. »

L’arrivée de nouvelles familles stimule également les développements domiciliaires de la ville. « On prévoit que d’ici trois ou quatre années, la Ville de Chambly, qui compte 25 000 habitants à ce jour, passera à 30 000 résidants. » C’est pourquoi le maire et son équipe revoient actuellement les services qu’offre la Ville. « On doit fournir des services adéquats, de proximité - comme les camps de jour par exemple - et de qualité à nos résidents et ceux à venir tout en gardant nos acquis. Notre défi sera donc d’offrir des services adéquats sans toucher au compte de taxes», abonde Denis Lavoie. 

« Voici un exemple : notre bibliothèque est à 36% de son développement normé par rapport aux normes gouvernementales. On a donc une nouvelle bibliothèque à construire, ce qui représente un investissement de 9M$ pour la Ville », ajoute-t-il avant de révéler d’autres manques à combler pour Chambly. « Au niveau sportif, on doit ouvrir davantage d’espaces sportifs. On a aussi une carence de glaces et on doit répondre à l’explosion de popularité du soccer. On va donc aménager des parcs à cet effet dans les nouveaux développements. »

Un projet commun

Bien que le plus grand défi de Denis Lavoie aura été de « survivre à un premier mandat en tant que minoritaire », tout le travail réalisé en compagnie des Chamblyens demeure une fierté exemplaire. « Un pouvoir politique ne peut réaliser de réformes si la population ne s’approprie pas le projet », nuance-t-il. « Ultimement, ce qu’on doit faire, c’est présenter les projets aux citoyens et c’est eux qui, par la suite, décident s’ils embarquent ou non. Les citoyens de Chambly, en ce qui concerne l’environnement, du moins, ont répondu à l’appel! », conclut-il.

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