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Les conséquences à notre dépendance au pétrole

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17 novembre 2011
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Par Antoine Tremblay

Les conséquences de notre dépendance face à la ressource pétrolière sont grandes. Pierre Gosselin, membre de la direction de la santé environnementale à l'Institut national de santé publique et Steven Guibeault, coordonnateur général adjoint et cofondateur Équiterre ont fait une mise au point sur les dangers qui planent au-dessus de nous.

Constat premier. En raison de sa position géographique, le Québec est l'une des régions des plus polluées en Amérique du Nord à cause des vents dominants. Pour les deux conférenciers, les changements climatiques restent une conséquence très préoccupante. À titre d'exemple, dans trente ans, le climat de Montréal pourrait ressembler à celui de Pittsburgh ou encore Nashville.

Même si on en parle depuis quelques années, le concept de changements climatiques reste un concept nouveau. « J'ai commencé à travailler sur le sujet au début des années 1990. Nous passions pour des extraterrestres. Les gens nous disaient que c'était naturel. Aujourd'hui, nous savons qu'il y a des variations. Le gros de ce qui se passe est dû à l'activité humaine et ça s'accélère, explique Steven Guibeault. Il faut refaire des routes en Gaspésie, on va peut-être perdre les îles de la Madeleine, il y a de plus en plus d'inondations, il y a des feux de forêt.»

Mais M. Guibault constate que la population en général commence à prendre conscience et que les gouvernements en place commencent à agir. «Le Québec a un plan exemplaire en matière de lutte aux changements climatiques. Les entreprises québécoises ont doublé leur production alors qu'elles coupaient leur émission de gaz à effet de serre. Ce n'est pas vrai que c'est un frein à l'économie.» Quant au gouvernement fédéral, Steven Guibeault soutient que «si au lieu de nuire, il travaillait avec nous, nous pourrions faire encore plus.»

Pour ce spécialiste, ce qui se passe maintenant au Québec est directement lié au fait de plusieurs années de négligences. «Nous n'avons maintenant plus assez d'argent pour rénover nos infrastructures existantes et en construire des nouvelles. Les solutions sont là. Il faut sortir de l'idée que les transports en commun sont disponibles que dans les grandes villes. Il y a des exemples en région. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas faire les choses autrement. Il faut juste connaitre et savoir ce qui se passe. Il faut également faire circuler les bonnes idées.»

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