Le concours se déroulera du 5 février au 17 mars 2024.
Le défi «J'arrête, j'y gagne» s'attaque à la dépendance au vapotage
Depuis 25 ans, le défi «J'arrête, j'y gagne!» aide les Québécois à cesser de fumer. Pour la première fois cette année, on les invite aussi à se libérer de leur dépendance à la nicotine causée par les produits de vapotage.
Décrocher d’une dépendance à la nicotine n’a rien d’anodin. Il ne s’agit pas que d’une mauvaise habitude ou d’une question de volonté. C’est une substance psychoactive qui agit sur le cerveau et le pousse à en réclamer constamment une nouvelle dose.
Porte-parole du défi, le pharmacien Alexandre Chagnon est bien placé pour témoigner de la difficulté que vivent les fumeurs cherchant à écraser pour de bon.
«Il ne faut pas se leurrer, c'est très difficile, surtout dans les premiers jours et les premières semaines, explique-t-il. On peut ressentir des effets de sevrage comme des maux de tête et de l'irritabilité.»
Or, il existe plusieurs méthodes pour y parvenir et le défi «J'arrête, j'y gagne!» propose une recette ayant fait ses preuves. On estime que 75 % des participants réussissent à ne pas toucher à la cigarette ou aux produits de vapotage pendant les six semaines du concours.
Selon Alexandre Chagnon, la meilleure stratégie demeure la préparation. Il faut d’abord se fixer une date – cette année le défi débute le 5 février 2024 –, puis on fait un bon ménage de la maison, en se débarrassant des paquets restants, en retirant les cendriers et en tentant de chasser l'odeur.
Ensuite, il faut se trouver des habitudes de remplacement comme de bouger, de jouer dehors ou de manipuler autre chose avec ses mains que l'on peut porter à la bouche.
«Les gens qui arrêtent à froid et qui réussissent sont bien davantage l'exception que la règle», assure le pharmacien. Il ajoute du même coup que cette méthode peut être particulièrement désagréable en raison des effets de sevrage.
On peut adoucir le sevrage par l’usage de thérapies de remplacement comme des gommes, des pastilles, des timbres ou des vaporisateurs. Ces produits peuvent maintenant être prescrits directement par un pharmacien.
Dans le cas du vapotage, l’industrie de la nicotine a bien tenté de le faire passer pour un outil de cessation tabagique. Mais un grand nombre d’adeptes ont plutôt vu leur dépendance à la nicotine se transposer. On a aussi observé un très grand nombre de nouveaux adeptes non-fumeurs devenus dépendants à la cigarette électronique.
«C'est un mal pour un autre, mais moins pire», concède le pharmacien. Dans l’idéal, il faut cependant que la démarche mène vers un abandon complet.
À compter d’aujourd’hui, 20 décembre, les personnes intéressées à décrocher de la nicotine et à participer au concours donnant la chance de remporter 5000 $ peuvent s’inscrire sur la plateforme Défitabac.ca. Une foule de documents et d’outils sont disponibles pour aider les participants à relever le défi de ne pas fumer ou vapoter pendant six semaines.
Le concours se déroulera du 5 février au 17 mars 2024.
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Ugo Giguère, La Presse Canadienne
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