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L'avenir de la Régie en péril

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25 février 2014
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Par Claudy Laplante-St-Jean

Après dix ans d'existence, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent pourrait bien être dissoute en mai. Si Chambly, Richelieu ou Saint-Mathias ne signe pas de nouveau une entente avec les autres municipalités, la RSL devra renaître de ses cendres.

«On devra dissoudre la présente Régie, puis évaluer les actifs et les passifs, répartir les employés, les biens et les équipements entre les municipalités», explique Diane Lavoie, présidente de la Régie et mairesse de Beloeil, dans le cas où les 17 villes membres ne s'entendraient pas sur un nouveau contrat.

Depuis janvier 2013, un comité de travail formé de Diane Lavoie, Suzanne Dansereau (mairesse de Contrecoeur) et Martin Damphousse (maire de Varennes) créé spécialement pour l'occasion, a été mandaté par le ministère de la Sécurité publique pour que les 17 membres négocient et surtout, signent une nouvelle entente.

Ce comité a d'ailleurs rencontré les municipalités ayant dénoncé le contrat, soit Chambly, Saint-Mathias et Richelieu, pour évaluer les possibilités de renouveler. Les 17 villes membres ont aussi tenu un «lac à l'épaule» afin d'expliquer leurs diverses demandes, en janvier 2013. Le trio déposera un rapport sur ces demandes au comité exécutif de la Régie lors du prochain Conseil d'administration de celui-ci, le 26 février. Le rapport sera ensuite examiné par les municipalités avant qu'un nouveau protocole d'entente soit soumis en mars. Les villes devront alors proposer le protocole à leur conseil municipal respectif, qui décidera de se rallier ou non.

Dans le cas où l'on mettrait fin à la Régie, celle-ci pourrait toutefois être reconstruite au niveau légal avec un nouveau contrat. «Nous n'avons pas encore évalué pour l'instant le coût du départ de Chambly ou d'une autre ville. C'est certain qu'il y en a un», précise Mme Lavoie.

Rappelons qu'à l'automne, le maire de Chambly, Denis Lavoie, s'engageait en campagne électorale à créer un service de proximité, dans le cas où il n'arriverait pas à renégocier une entente où plusieurs points changeraient comme la représentativité proportionnelle, le niveau de service, la méthode de facturation, l'utilisation du poste de Chambly.

 Protéger et servir

La présidente tient à rassurer la population; il y a aura toujours un service de police pour les desservir même si la Régie est dissoute.

«Le 22 mai, il va quand même y avoir un corps de police. Si on ne réussit pas à s'entendre, la Régie va continuer tant et aussi longtemps que les autres villes ne sont pas prêtes», conclut-elle.

Prochaines étapes

 26 février : Dépôt du rapport du comité de travail lors du Conseil d'administration de la régie de police.

Mars : Soumission d'un nouveau protocole d'entente.

Avril : Date limite où les conseils municipaux peuvent passer des résolutions

22 mai : Fin de la présente entente. Possibilité de prolongement des négociations par le ministère de la Sécurité publique.

 

La Régie en chiffres

 

-       Fondée le 22 mai 2004

-       17 municipalités desservies

-       700 km<v>2<v> à couvrir

-       212 policiers permanents et 28 temporaires

-       300 employés en tout

-       400 appels reçus chaque jour

-       146 636 appels en 2012 seulement, dont 46 000 pour le 911

-       50 865 contraventions données en 2012

 

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